Quand on discute poisson avec des clients ou des proches en France, on voit vite apparaître des réflexes régionaux. Sur les côtes, la préférence va souvent vers des espèces familières, achetées avec une idée très précise de cuisson et d accompagnement. Plus on s éloigne du littoral, plus la demande se concentre sur des formats pratiques: filets, portions nettes, produits faciles à cuisiner en semaine.
Dans l Ouest, les habitudes restent souvent liées au produit frais et à une certaine culture de la marée. Dans le Sud, les choix sont fréquemment influencés par des recettes conviviales, généreuses et très aromatiques. Dans l Est ou dans les grandes villes, on retrouve davantage une logique d usage: on veut un poisson simple à préparer, sans trop de pertes, avec une cuisson rapide et un résultat fiable.
Ce micro-trottoir n a rien d une étude scientifique, mais il montre une réalité intéressante: le goût n est jamais totalement abstrait. Il dépend de la mémoire culinaire, de l accès au produit, du temps disponible et de la manière dont on a appris à cuisiner. Comprendre ces préférences, c est mieux conseiller, mieux préparer et mieux servir.